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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 15:41

cet article pour une fois est dans un juste milieu , et je pense un peu comme ça , Chavez, pas un saint ,non,mais pas non plus le diable d'écrit par les tenants du grand capital;évidemment il leur fait peur , pensez donc , tenir tête aux USA, instruire le peuple en luttant contre l'illettrisme,lutter avec les paysans pour la terre a tous, nationaliser les grandes énergies etc...etc...pour les néo-libéraux Chavez était corrompu , mais pas eux, bien sûr ils s'en mettaient plein les poches aux détriment des ouvriers, mais ils étaient des purs , quelle mascarade!!!!!voici le texte en question;il manque quelques mots ,sur la droite , je n'arrive pas a réduire en largeur, mais il est facile de retrouver ces mots , sinon , vous allez sur le cite de Marianne !

Chavez : pourquoi tant de haine ?
Mercredi 6 Mars 2013 à 12:26 | Lu 2669 fois I 17 commentaire(s)


JACK DION - MARIANNE


Chavez restera comme l’homme politique le plus détesté des médias d’Occident en général, et de France en particulier. Quoi qu’il n’ait jamais enfreint le suffrage universel et qu’il ait été réélu trois fois, il a été traité au mieux de « populiste » (c’est devenu l’injure suprême) et au pire de dictateur

Victor R. Caivano/AP/SIPA
Victor R. Caivano/AP/SIPA

Chavez restera comme l’homme politique le plus détesté des médias d’Occident en général, et de France en particulier. Quoi qu’il n’ait jamais enfreint le suffrage universel et qu’il ait été réélu trois fois, il a été traité au mieux de « populiste » (c’est devenu l’injure suprême) et au pire de dictateur. Il a même été affublé de l’étiquette de « Mussolini des Caraïbes ». Le Monde et Libération en ont fait leur cible préférée, instruisant à son encontre des procès perpétuels (dont celui d’antisémitisme pour Libé). Alors que le président du Venezuela a toujours eu contre lui l’immense majorité des médias de son pays, possédés par des équivalents locaux de Dassault, on l’a systématiquement suspecté de mettre la presse au pas. 
  

Bref, dans un monde médiatique fonctionnant sur le mode binaire –  les bons contre les méchants – Chavez était d’office classé dans le camp du Mal. Le Venezuela devait être mis en banc de la civilisation,  à la différence du Qatar ou de l’Arabie Saoudite, par exemple, ces pays amis de l’Occident, forcément respectueux des droits de l’homme, de la femme et du citoyen (surtout de la femme).  
  

Serait-il donc impossible d’avoir une approche complexe et contradictoire d’un homme politique dont on commence à reconnaître aujourd’hui qu’il a rendu un peu de dignité au petit peuple ? Aider les pauvres, serait-ce un crime contre l’humanité ?  
  

Avant l’arrivée d’Hugo Chavez au pouvoir, le Venezuela  alignait une dette publique colossale (40 % du PIB) malgré un programme de privatisations et d’austérité imposé au milieu des années 1990 par le FMI. En 1998, lorsqu’il a été élu pour la première fois, près de la moitié de la population vivait avec moins de deux dollars par jour, alors que le pays figurait aux premiers rangs mondiaux pour l’exportation d’or noir.  
  

En reprenant possession des ressources nationales au moment même où les prix filaient vers le haut, Hugo Chavez s’est payé le luxe, si l’on peut dire, de rembourser le FMI, avant d’en claquer la porte. De grandes entreprises de la sidérurgie, des télécommunications, de l’énergie, naguère vendues à bas prix sur recommandation du FMI, sont repassées dans le giron national. Une politique de redistribution en direction des plus défavorisés a été mise en place. Du haut de leur suffisance, certains « experts » ont décrété qu’il s’agissait de la forme suprême de la démagogie. Ah bon.  
  

Soyons clair. Que l’ex président du Venezuela ait manifesté des tendances marquées à l’autocratie, c’est certain. Que la corruption rode dans son entourage le plus proche, c’est évident. Qu’il n’ait fait ni dans la dentelle, ni dans la nuance, cela saute aux yeux. S’il ne fut en rien un dictateur, Chavez avait une conception très personnelle de l’exercice du pouvoir et du culte du chef.  
  

De plus, son hostilité aux Etats-Unis (réflexe assez répandu dans la région) virait souvent à un antiaméricanisme de pacotille pouvant le conduire à des amitiés particulières d’un goût douteux. Malgré ses déclarations tonitruantes contre « l’impérialisme prédateur », le Venezuela n’en a pas moins continué à vendre son pétrole aux Etats-Unis, qui demeurent le premier client de Caracas, au nom d’un pragmatisme largement partagé.  
  

Tout cela est avéré, et il n’y a aucune raison de faire de Chavez un petit Saint. Mais il n’est pas le Diable non plus. Après tout, un pays doté démocratiquement d’un gouvernement qui prétend œuvrer pour le bien public, s’opposer au diktat des multinationales, et chercher une voie originale de développement, c’est chose relativement nouvelle sur un continent sud-américain qui a majoritairement basculé à gauche dans la dernière décennie, avec des expériences diverses et variées. Cela ne fonde pas un modèle Chaviste. D’ailleurs, il n’y a plus de modèles. Mais cela devrait inciter à porter un regard circonstancié sur le bilan réel de celui qui se voulait le descendant spirituel de Bolivar.    
  

A force d’avoir un jugement préconçu et des dogmes à la place des idées, on finit par ne plus pouvoir expliquer pourquoi le peuple du Venezuela s’est reconnu si longtemps dans un président qui ne mérite ni excès d’honneur ni indignité à perpétuité. 


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commentaires

P
<br /> Les Ricains pleurent après les gouvernants d'antan qui étaient à leur botte. Se souvenir du sort d'Allende auquel les Amerloques de l'époque ont mis la main !<br />
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J
<br />  <br /> <br /> <br /> On ne peut pas avoir sorti les ouvriers de la misère et empêcher la privatisation des compagnies pétrolière si l'on n'a pas un tant soit peu d'amour  en soi . et être mauvais comme veulent<br /> bien le dire une certaine presse et certains politiques.<br /> <br /> <br /> Ce que j'en retire, c'est que Jean-Luc Melenchon a dit justement, et avec tout son coeur ce qu'il pensait d'Hugo Chavez. Et je l'en remercie.<br />
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R
<br /> <br /> très bonne synthèse!<br /> <br /> <br /> <br />
F
<br /> Des textes et des appréciations à peu près honnêtes sont si rares qu'il faut le noter. @+<br />
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A
<br />  <br /> <br /> <br /> Bonsoir Râleuse,<br /> <br /> <br /> Depuis longtemps maintenant, les USA luttent contre certains dirigeants qui s’opposent à la soif de domination américaine sur la planète, sont contre ceux qui souhaitent protéger leur pays et<br /> leurs ressources.Vraiment triste, la perte de ce formidable président qui représentait l’espoir d’un monde plus juste résistant aux mafieux qui gouvernent les " démocraties " occidentales.<br /> Bisous et bonne soirée à toi.<br /> <br />
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C
<br /> alors ta balance doit être légèrement déréglée. je ne te demande pas d'approuver aveuglément. moi même je ne le fais pas. mais dans deux ans je pense que tu verras que l'ensemble n'est pas aussi<br /> idiot que cela. j'espère ne pas me tromper mais je n'en suis pas certain.<br />
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