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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 23:51

voici une partie d'un tract de jeunes lycéens , comme quoi , les média qui pleurent comme des veaux sur les "povres" petits qui auront des ennuis se mettent le doigt dans l'oeil........

Le 17 juin prochain sera débattu par le Parlement le projet de réforme ferroviaire. Les principaux syndicats de cheminots sont, depuis le début de la semaine dernière, rentrés en grève pour dénoncer la réforme.

Le gouvernement n'a pas su apporter de réponse à cette crise sociale, celle-ci se poursuivra ainsi dans le début de la semaine prochaine, et risque de perturber fortement les épreuves du baccalauréat qui démarrent dès lundi.

Les lycéens refusent d'être instrumentalisés

Le gouvernement a d'ores et déjà commencé à faire pression sur les cheminots en les accusant de prendre en otage les lycéens.

L’UNL, en tant qu’acteur du mouvement social, est attaché au droit de grève et refuse que les lycéens soient utilisés pour écraser la contestation sociale.

Nous ne servirons pas de prétexte à François Hollande pour se dérober à son obligation de dialoguer avec les syndicats professionnels.

Nous comprenons les cheminots qui se battent et demandons à ce qu'ils soient entendus au plus vite : nos examens n'ont pas à pâtir de l'incapacité du gouvernement à dialoguer avec le camp social.....................

qu'on se le dise............

et pour en rajouter un peu , voici un communiqué rédigé par 35 profs de philo..

 COMMUNIQUE de soutien aux cheminots en lutte à l’initiative de 35 professeurs de philosophie - 15 juin 2014
(Académie de Lille, plus quelques collègues de l’extérieur de l’académie, pétition ouverte). 
Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre,
Vous venez l’un et l’autre de sommer les cheminots grévistes de cesser séance tenante leur grève pour, avez-vous dit, ne pas gêner les usagers, spécialement les candidats au baccalauréat.
Professeurs de philosophie, nous agissons depuis des années pour défendre, entre autres, nos conditions de travail lourdement dégradées et pour obtenir une organisation du baccalauréat qui soit digne de son statut de premier grade universitaire. Et nous avons le sentiment d’avoir en face de nous les mêmes obstacles austéritaires et les mêmes contre-réformes euro-libérales que celles que dénoncent aujourd’hui les cheminots grévistes. C’est dire que nous apprécions peu la tentative d’opposer les grévistes du transport aux personnels et aux usagers de l’Education nationale !
Si vraiment, MM. le président de la République et M. le Premier ministre, vous voulez rendre service aux candidats au baccalauréat, et spécialement à ceux qui s’apprêtent à passer l’épreuve de philosophie ce 16 juin, il y a mieux à faire que d’appeler sur un ton patronal et moralisateur à la cessation de la grève, laquelle reste que l’on sache, un droit constitutionnel imprescriptible.
Ce moyen, c’est d’écouter les cheminots grévistes et leurs organisations largement majoritaires à la S.N.C.F. car ils agissent contre la dégradation du service public, pour la sécurisation des voies, pour la réunification véritable de la S.N.C.F. dans le cadre d’un service public d’Etat unique, contre la détérioration de leurs conditions d’emploi, de salaire et de travail et contre les tendances à privatiser le service public ferroviaire.
Ce n’est donc aucunement la grève qu’il faut diaboliser en recourant aux vieux « trucs » de mobilisation anti-grévistes qu’emploie d’habitude la droite.
C’est aussi d’améliorer radicalement les conditions de préparation et de passage du baccalauréat. Par exemple, en rétablissant tous les dédoublements en philosophie (S et séries techniques) et en les instaurant en L et en ES.
C’est aussi d’écouter les revendications portées par les syndicats et par les associations de professeurs de philosophie au lieu, pour l’essentiel, de leur répondre de manière dilatoire en maintenant les dégradations qu’a causées le ministère Chatel.
Veuillez recevoir, M. le Président de la République, M. le Premier Ministre, nos salutations républicaines.
Copie aux organisations de cheminots et à l’AFP.
Georges Gastaud (professeur de philosophie retraité, SNES – contact presse / 03 21 42 43 72), Christine Le Coënt, (Académie de Lille), Sébastien Charbonnier (L. Condorcet de Lens), Serge Pralat (Acad. de Lille), Camille-Olivier Verseau (L. Pasteur, Lille), Colette Kouadio (L. Watteau, Valenciennes, Sud), Philippe Cadiou (L. Angelier, Dunkerque), Karine Bocquet (L. Marguerite de Flandre, Gondecourt), Christian Loboutin (L. Diderot, Carvin), Jean-François Dejours (L. Condorcet, SNES), Eva Lerat (L. Faidherbe, Lille), Yves Letourneur (prof. de philo.retraité, 92), Nathalie Szabadi (L. Mousseron, Denain), Nathalie Rubel (L. Corot, Douai), Isabelle Vantilcke (L. Jean Bart, Dunkerque), Arnaud Rosset (L. Noordover, Grande-Synthe), L. Bourhis (L. Auguste Mariette, Boulogne-sur-mer). ; Eve Guerbadot (L. Guy Mollet, Arras) ; Bertrand Gibier (L. de Montreuil-sur-mer), Sabine et Thibaut de Rieux (L. St-Jacques, Hazebrouck) ; Gaëlle Dutoo (L. Cocteau, Miramas – 13), Sébastien Hoët (Académie de Lille), Samia Hammoutène (L. Queneau, Villeneuve d’Ascq), Ophélie Desmons (Sud-Education, Lille), J.-L. Verhaeghe (Académie de Lille), Nicolas Assier (L. du pays de Condé, SUD-Education), Stéphane Enjalran (Académie de Lille), Jeannie Abis (prof. honoraire, acad. Lille), Alain Lhomme, (prof. honoraire de philosophie), Françoise Duperay (L. Saint-Just), Boris Gitel (L. Gambetta, Tourcoing), Mikaël Bohuon (L. P. Cousteau, St-André-de-Cubzac, 33), Benoît Cadoux (L. du Hainaut, Valenciennes), Ysabelle Yon (L. Zola, Wattrelos), Patrice Vanhamme (L. Léonard de Vinci, Calais).

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commentaires

L
<br /> Si tous ceux qui travaillent actuellement dans la fonction publique s'unissaient, la pression serait bien plus forte. Cette fonction publique si décriée<br /> (tous des nantis, et ça, on le doit à Barre) ne mérite pas sa réputation. L'argument de la sinécure, du j'menfoutisme, de la flemme et autres slogans anti public, ne tient pas. Car, comment<br /> expliquer que, depuis plusieurs générations, la FP est incontournable ? Si elle était aussi inefficace, aurait-elle subsisté aussi longtemps ? On est bien contents de trouver des agents<br /> hospitaliers, territoriaux, enseignants, militaires, policiers, etc.  pour nous épauler au quotidien ou en cas de conflit.<br />
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F
<br /> Voilà qui est bien dit et qui requinque....<br />
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