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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 13:47

complètement en dehors du monde , car je n'ai plus le temps , j'ai une occupation qui me prend toutes mes heures ,les "gamins"!!!!!!mais c'est du vrai bonheur, hier ils ont abordé avec moi , le suicide des jeunes ....ouh , là là , je n'étais pas très a l'aise , mais bon , faut répondre,et surtout essayer de leur expliquer cette anomalie , leur dire de toujours garder le contact avec un adulte qu'ils aiment  pour évoquer leurs soucis, leurs craintes , leurs peurs,leurs dire aussi les dangers d'internet et tous ces sites qui incitent a cette pratique par des discours complètement en dehors de la vie .......aussi leur expliquer que cette vie n'est pas non plus un long fleuve tranquille, mais qu'elle est belle et qu'il faut se battre pour la rendre plus belle et ne jamais abandonner l'idéal qui nous guide .Quand je sors de ces discussions sans fin , je suis lessivée.

j'ai quand même  entendu ou , plutôt vu sur inernet que henri  alleg était mort , et j'ai eu beaucoup de tristesse , c'est un grand monsieur, qui a été méconnu , car communiste et anti-colonialiste , lisez , ou relisez son bouquin : "la question" le grand soir retrace très bien ce qu'il était ( je voulais juste vous mettre le lien , mais il ne fonctionne pas) alors je fais un copié /collé

Pour Henri ALLEG
ACCA
Henri Alleg - Graphisme collage - Boutadjine Mustapha

Henri Alleg n’est plus, il reste présent dans nos cœurs et par ses nombreux écrits. Nous donnons à lire ci-après le dernier article qu’il a signé en mars 2012 pour le bulletin AGIR n°54 de l’Association des Combattants de la Cause Anticoloniale (devenue désormais Agir contre le colonialisme aujourd’hui) association qu’il avait fondée avec quelques camarades en 1986 pour dénoncer, rétablir la vérité et lutter contre le colonialisme.

Dans }

le premier bulletin de l’ACCA, en 1988, Henri écrivait :

tandis que nous volions vers Paris, de retour du Vietnam, je songeais à ce que nous avait dit Pham Van Dong, " Nous n’avons jamais confondu les colonialistes français et le peuple de France et nous gardons à l’esprit tout ce que nos amis -et parmi eux les Henri Martin, Raymonde Dien, Madeleine Riffaud- ont fait pour nous aider et faire vivre l’amitié entre nos pays. On doit préserver cette histoire." Les mots du combattant prestigieux sont ceux-là même qui inspirent notre association.../... et je pensais qu’il était bon de savoir qu’à Hanoï, Paris et mille autre lieux, les compagnons des années terribles restaient unis par la même conviction et la même espérance.

Henri signait aussi l’édito du numéro de juin 90 où l’on pouvait lire :

dans ces assises où se retrouvaient beaucoup d’hommes et de femmes qui, en France,en Algérie, en Tunisie, au Maroc, au Vietnam et ailleurs n’ont pas hésité à s’engager de toutes leurs forces dans le combat anticolonial et qui, ont souvent lourdement payé leurs courageuses prises de position On parla moins du passé -dont nous voulons précieusement conserver la mémoire- que du présent et de l’avenir. De ce présent qui voit resurgir, même lorsqu’elles empruntent des formulations nouvelles, les idées maudites que la "pratique coloniale" avait légitimées : le mépris et l’exclusion de l’autre, le racisme poussé jusqu’au crime, la justification de toutes les injustices et de toutes les exploitations .../... car c’est non seulement poru regrouper ceux qui ont combattu hier le colonialisme que s’est créée l’ACCA, mais aussi, pour apporter une contribution aux luttes menées aujourd’hui encore pour la liberté des hommes et de peuples

En mars 2012, nous publiions son dernier édito :

Cinquante ans après, la guerre d’Algérie est-elle terminée ?

Cinquante ans ont passé depuis la fin de la guerre d’Algérie, Radios, télés, journaux, magazines en ont fait très largement écho mais on attend toujours et sans doute faudra-t-il attendre longtemps encore une publication officielle signée par les dirigeants de notre pays qui tire les conclusions de ce qu’a été une guerre si longue, si couteuse et si cruelle à la fois pour l’Algérie et la France. En ce qui les concerne, un demi-siècle après la signature des Accords d’Evian, le silence reste la règle. Et pourtant, il y a tant de questions qui attendent des réponses !

Cinq à six cent mille algériens, parmi lesquels un nombre considérable de femmes et d’enfants sont morts, pas seulement au combat mais massacrés de sang-froid dans leurs villages, assassinés par des légionnaires, parachutistes et autres forces « spécialisées » dans la répression mais aussi par de simples soldats du contingent, souvent mobilisés contre leur gré. Du côté français, près de 30 000 hommes sont tombés. A ces chiffres terribles, il faudrait ajouter le nombre impressionnant de blessés, souvent handicapés pour la vie et celui, incalculable, des victimes marquées psychologiquement et pour toujours par ce qu’ils ont vécu et ne peuvent oublier.

Et pourtant, il n’est que d’interroger nos compatriotes,femmes et hommes, jeunes et plus vieux, qu’ils aient vécu à l’époque de la guerre ou qu’ils aient été trop jeunes encore pour y avoir participé d’une façon ou d’une autre, pour se rendre compte de leur immense soif de connaître la vérité sur la guerre, sur les raisons de son déclenchement, de sa durée, de sa cruauté, entraînant malversations de toutes sortes, utilisation habituelle de la torture lors des interrogatoires, exécutions sommaires, viols et d’une façon générale, dans tous les cas, crimes toujours conclus juridiquement par des « ordonnances de non-lieu » et, pire encore, par l’attribution de décorations et de promotions aux assassins.

Cette soif de savoir la vérité touche en particulier les plus jeunes, ceux des écoles, des lycées, des universités qui ont, avec raison, le sentiment que tant qu’elle continuera à être cachée, France et Algérie ne pourront pas réellement « tourner la page de la guerre », assurer la paix et la fraternité entre leurs peuples alors que leurs relations économiques, culturelles, politiques et humaines exigent, chaque jour davantage, un tel rapprochement.

C’est là évidemment en engagement qui restera au cœur de l’action de notre A.C.C.A.

Henri ALLEG

Et puis voila, après quelques réunions du bureau de l’ACCA jusqu’à juin, quelques conférences de plus aux quatre coins de France, des dédicaces de ses livres, projections de films Henri était avec ses camarades et amis du PADS, le 5 juillet 2012 pour fêter les 50 ans de l’Algérie indépendante.

L’ACCA va bien sur ouvrir une page pour Henri sur son site mais pour les nombreux jeunes qui ne l’ont pas connu, déjà quelques articles pour Henri dans le journal qu’il dirigea jusqu’à son arrestation Alger Républicainet dans le quotidien où il travailla durant des années et qui resta jusqu’au bout son journal : l’Humanité (*).

ACCA - Agir contre le colonialisme aujourd’hui, combattants de la cause anticoloniale.

(*) http://www.humanite.fr/monde/henri-alleg-%C2%ABl%E2%80%99idee-internat...

http://www.humanite.fr/medias/henri-alleg-le-reve-algerien-cheville-au...

EN COMPLEMENT :

Je me permets de faire passer ce témoignage publié dans mon blog en juin 2012.
(Bernard Gensane)

J’ai eu le grand plaisir de rencontrer tout récemment Henri Alleg à la Fête de L’Humanité de Toulouse. Comme, depuis quelque temps, je m’efforçais de mon mieux d’expliquer la Guerre d’Algérie à mes filles de dix et huit ans, ce fut pour moi un réel bonheur de leur présenter ce défenseur de la liberté des peuples. Très gentiment, il leur expliqua en quelques minutes le sens de sa vie militante.

Pour ma part, je n’avais pas trop envie de le faire parler sur son combat en Algérie. Que m’aurait-il dit qu’il n’avait déjà raconté mille fois auparavant ? Je lui demandai d’évoquer ses parents anglais, et de m’expliquer la ou les raisons pour lesquelles ils avaient émigré en France au début des années vingt. Je lus dans le regard d’Alleg une réelle surprise car on ne lui parlait pratiquement jamais de ses origines londoniennes. De fait, dans l’entre-deux-guerres, les Britanniques qui s’installaient en France étaient des intellectuels, des artistes, des écrivains qui voulaient changer d’atmosphère et, accessoirement, profiter de la parité très avantageuse de la livre sterling par rapport au franc. Très prosaïquement, les parents d’Alleg étaient venus en touristes pour quelques jours dans notre pays et avaient été emballés par un pays où l’on pouvait s’installer des heures durant à la terrasse d’un café. Ils décidèrent donc de se fixer en France avec leur marmot Henri sous le bras.

L’histoire est désormais bien connue : Alleg s’installe en Algérie en 1939, à l’âge de dix-huit ans. D’emblée, il milite au Parti communiste algérien. En 1951, il est nommé directeur d’Alger Républicain, un quotidien progressiste que la presse colonialiste appelait “ le petit mendiant ”, et qui accueillit dans ses colonnes Albert Camus, entre autres. Alleg entre dans la clandestinité en 1955. Il est arrêté le 12 juin 1957 par les parachutistes au domicile de son camarade et ami Maurice Audin qui sera torturé à mort et dont on ne retrouvera pas le corps. Il est séquestré et torturé pendant un mois à El-Biar. Il est transféré dans divers centres de détention où il parvient à écrire son célèbre ouvrage La Question (publié par Lindon aux Éditions de Minuit en 1958). Pendant que je l’écoutais parler, j’essayais de me représenter ce petit homme chétif, ce trésor d’intelligence et de dignité aux mains des brutes de Massu et d’Aussaresses.

Un tout jeune militant communiste vint saluer Alleg et lui dit : « Vous êtes l’honneur de la France. J’ai commencé à militer grâce à vous, en lisant vos livres. » Puis un militant plus âgé vint faire dédicacer Mémoire algérienne. Souvenirs de luttes et d’espérances. Il souhaita prendre Alleg en photo et lui demanda la permission, ce que l’écrivain accorda tout naturellement.

- Il fallait bien que je pose la question, dit cet homme. J’éclatai de rire intérieurement…


pour le reste de l'actualité , y'a pas beaucoup d'avancé;c'est le calme plat , et nous ne sommes toujours pas plus "enchanté".

heureusement que mes chemins de traverses me permettent de rêver, j'y traîne mes guêtres avec les mioches , nous y croisons faisants, hérissons , lézards et salamandres,parfois un renard nous coupe furtivement le chemin;un épervier nous survole , inquiet sans doute, plus loin , un héron déboulle sous nos pieds, tout le monde est médusé par la taille de cette bestiole et surtout son envergure ;le tonnere  qui gronde au loin nous fait presser le pas , et les quelques gouttes de pluie nous ravissent, mais sans doute pas autant que mon jardin qui avait triste mine sous le soleil brûlant.

Samedi , je vais m'échapper un peu , en allant a Nohant dans la bergerie de George Sand , écouter un concert, puis , lundi , je ramène tout ce petit monde chez les parents respectifs, et j'aurai une bonne dizaine de jours pour me ressourcer , avant un autre rush.   

hum cette chanson qu'est ce que je l'aime , je vous l'offre

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commentaires

L
<br /> Bonjour râleuse, de retour de l'abime de la maladie je me remets doucement mais sûrement.<br /> <br /> <br /> Henri Alleg était un grand monsieur. un lanceur d'alertes. J'ai lu "la question" que mon père avaient acheté à sa parution en février 1958. Waoh la baffe en le lisant !<br /> Et ces propos d'un certain lieutenant qui résonnent encore dans ma tête :<br /> <br /> <br />  "Ici, c'est la Gestapo! Ce qu'on fait ici, on le fera en France. Ton Duclos et ton Mitterrand, on leur fera ce qu'on te fait, et ta putain de République, on la foutra en l'air aussi!".<br /> <br /> <br /> Grand-mère un vrai bonheur bien que parfois exténuant. Je te comprends car j'ai le même genre de discussoins avec mes 2 ados (17 et 14 ans). Avec la petite dernière (6 ans) c'est<br /> plus facile. Bonne soirée<br /> <br /> <br />  <br />
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R
<br /> <br /> ah!!! contente de te revoir;c'était grave alors ???? prend soin de toi<br /> <br /> <br /> <br />
F
<br /> <br />
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R
<br /> <br /> ah ah ah !!!!<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> merci pour la musique et le reste oh combien sérieux et nécessaire<br />
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R
<br /> <br /> ben , de rien pour la musique puisqu en fait c'est ce que j'aime donc pas de mér!te.quand vous pensez les cafards que le livre de henri Alleg fut interdit en sontemps !!!!!la censure c'est pas<br /> d'aujourd'hui<br /> <br /> <br /> <br />
F
<br /> J'ai lu "la Question" en 1963 et je dois dire que c'est ce livre (interdit à l'époque) ainsi que "Ceux de Chataubriant" qui ont guidé mon engagement politique même si je ne suis plus encartée.<br /> <br /> <br /> Henri Alleg est un grand Monsieur.<br /> <br /> <br /> Merci de l'évoquer et merci d'avoir choisi Graeme Allwright pour illustrer ton billet.. j'adore ce chanter hors norme.<br /> <br /> <br /> Bisous et bonne journée avec tes "gamins"<br />
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R
<br /> <br /> vivi fanfan , ce que tu me dis là , il me semble l'avoir lu , dans un livre  d'ailleurs très bien ce bouquin ,<br /> mais si tu veux je t'en parlerai en message personnel car comme dit Adam , "on nous regarde"<br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> Coucou la râleuse !!! Quelle chance ont tes petits enfants d'avoir une grand mère telle que toi ! J'aimerais être comme toi pour ma petite fille dans quelques années et espèrent aussi en avoir<br /> une floppée autour de moi ! Un bisou aux enfants et à la grand mère !<br />
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