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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 12:41

Les victimes collatérales de la guerre des réseaux : s'organiser ou subir

Lieu_AMF_.jpgNous sommes dans une "guerre de réseaux". Nous ne sommes plus dans une démocratie, nous sommes dans un système de réseaux où l'on se fait la guerre et les salariés sont les victimes collatérales de ce conflit international. Il semble en effet qu'aujourd'hui les réseaux dominants, ceux de la finance, ceux des grands cartels, sont très structurés, efficaces, organisés, parfois solidaires, parfois en guerre les uns contre les autres. Il n'y a pas de "complots", comme pourraient le défendre quelques paranoïaques aïgus, mais un mécanisme, un processus, avec des armées de salariés, des lieutenants (les cadres), avec des grands généraux et amiraux, (les financiers, les PDG). Le grand problème aujourd'hui est que tout en bas de l'échelle sociale, les plus faibles sont très peu organisés pour défendre leurs intérêts. Les "petits soldats" de cette guerre économique sont les travailleurs, ils ne sont pas assez organisés et insuffisamment solidaires pour organiser une rebellion contre les "généraux" qui les envoient au casse-pipe.

 

La conséquence est une guerre fratricide entre "Titans économiques" qui se moquent bien des victimes de leurs conflits. Pour les dominants, arrêter la guerre économique ou simplement faire une trêve revient au même que de mourir : le capitalisme contemporain est une guerre sans fin entre grandes puissances financières organisées en réseaux. Dans ce contexte, baisser les armes signifie s'affaiblir. Internet a redoublé cette mécanique économique guerrière en favorisant la mise en place de réseaux efficaces, en accélérant les échanges économiques et par conséquent, en permettant de lancer des "bombes nucléaires économiques" qui peuvent faire sombrer un pays tout entier comme on a pu le constater en Grèce.

 

Pour ralentir cette machine infernale, il n'y a que les strates inférieures qui ont le pouvoir de le faire, la classe ouvrière, les travailleurs, les peuples solidaires, à condition qu'ils organisent leurs propres réseaux de solidarité internationale, en se structurant et enfin en imposant, par la "guerre sociale", de nouvelles règles et un nouveau contrat social pour limiter la puissance des riches et leur imposer de nouvelles règles du jeu démocratiquement choisies.

 

Tant que les masses populaires ne seront pas foutues de s'organiser en réseau au niveau international, comme c'était, partiellement, le cas dans les années 60-70, pour renforcer le rapport de force et faire fléchir les grandes puissances financières, nous n'arriverons à rien de bon, et surement pas à imposer les grandes fortunes. Une partie de nos politiciens ne sont jamais que des "lieutenants" de ces puissances financières, ils sont piègés par cette guerre des réseaux. Il faut les pièger à notre tour en leur imposant la volonté des réseaux populaires.

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commentaires

L
<br /> En fait, ce texte ne me semble pas creux du tout.<br /> <br /> <br /> Par contre, il refuse le consensus mou de tous les politicards arrivistes qui nous servent la lnague de bois unique.<br /> <br /> <br /> Quant au complot, quelle farce !<br /> <br /> <br /> Des gens qui se réunissent en secret et mettent au point des systèmes dont sont exclus les d'en bas appelez-ça démocratie ou connericratie si vous voulez...<br /> <br /> <br /> il est évident que ce texte dérangent ceux qui n'ose,t dire mais le pensent très fort que ceux qui sont exclus le sont de leur plein gré !<br /> <br /> <br />  <br />
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A
<br />  <br /> <br /> <br /> Juste un petit skech de Devos pour faire risette !<br /> <br /> <br /> http://www.youtube.com/watch?v=xpCx_bmPyOQ<br /> <br /> <br /> Bises et bonne fin de journée La râleuse <br />
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L
<br /> eh oui !<br /> <br /> <br /> mais tant que 5 ou20 millions de français ne vidndront pas sur tpn blog<br /> <br /> <br /> les gros cons ganeront<br /> <br /> <br />  <br />
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C
<br /> si c'est moi que tu trouves agressif, c'est bien involontaire. c'est mon langage et je l'utilise sans l'édulcorer. mais tu arrives bien au final à ma conclusion. et ce qui me confirme dans cette<br /> disposition se trouve dans l'émission d'hier soir où deux représentants de la gauche se sont fait la guerre sans même imaginer qu'ils étaient censés être au service du même peuple. et je n'accuse<br /> pas l'un plus que l'autre. comportement identique.<br />
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M
<br /> Creux ?<br /> Je te trouve un peu agressif là...<br /> A mon sens, il présente une situation, ou du moins un éclairage de la réalité, sans réellement proposer de solution, en effet.<br /> Mais est-ce grave ?<br /> On peut le considérer comme un point de départ pour chercher des solutions.<br /> Disons qu'il fait un constat, dont l'éclairage n'est pas partagé par tout le monde, et donc oriente les solutions à partir du constat des causes de "dysfonctionnement".<br /> Si, déjà, le plus grand nombre partageait ce point de vue, d'éventuelles solutions seraient plus simples à mettre en oeuvre.<br /> <br /> <br /> Mais tu as raison, je trouve, sur le fait qu'on ne discute plus actuellement de solutions, uniquement de différents points de vue éclairant les origines du "problème" de façon générale, et que<br /> c'est aussi une façon de ne pas résoudre ce qui fâche...<br />
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