refaire le monde
inévitablement cette date me rappelle plusieurs choses , j'avais les oreillons,on était en 1960, et je passais le certificat d'études,car nos profs du collège y tenaient a ce premier examen, pour disaient ils nous donner un aperçu de ce que seraient les autres a venir,(entre autre le brevet des collèges l'année d'après,)ensuite, malade ou pas avec les "potes" on a fait une nouba du tonnerre:premier slow joue contre joue, ouaouh,premier baiser aussi (13 ans ,rewouaouh!);rentrée tard le matin,ouh la la , la gueule des parents!ça y était on franchissait la barrière on entrait dans le monde des ados......et ce qui va avec :mobylette ,virées au bord d'un lac l'été,le premier amour qu'on pensait éternel,donc, premier chagrin d'amour ,qui durait bien oh allez, une semaine!
ça me fait sourire ,ce soir , ces souvenirs,on était heureux, mais pas sans soucis déjà.
ensuite interne dans un lycée mixte,mais comme on n'était pas beaucoup de filles , on avait des chambres en ville,"internes-externées" qu'ils disaient,une ou deux pionnes nous accompagnaient le soir, et ,souvent comme elles étaient sympas ,on avait droit a un peu de temps avec nos amoureux, surtout qu'elles en avaient aussi,c'était "donnant -donnant" elles achetaient notre silence pour notre plus grand bonheur.
mon lycée était magnifique , une grande batisse du 18 iéme siècle, avec des salles immenses et très hautes,maintenant un autre , moche, a été construit, et la batisse est devenue bibliothèque de la ville.
on changeait de salle a chaque cours , et mon cours de math était dans une salle ou les élèves de philo rangeaient leurs bouquins , alors , je les empruntais pour l'heure, ce qui fait que plus tard, j'étais en avance en philo, mais pas bonne en math, sauf en géométrie que j'adorais!
tu vois Marsu, je déballe!!!!!ensuite fin du lycée, derniers examens,et premier vrai chagrin d'amour, même que je disais vouloir entrer au couvent s'il ne revenait pas avec moi ,mes copines rigolaient moi, je pleurais;ben, il n'est pas revenu, et je mesure aujourd'hui ma chance!je suis partie a paris , et je l'ai oublié.
C'est bien loin tout ça;mais parfois j'y repense avec un brin de nostalgie, car, après mon divorce , et une fois a la retraite (que j'ai pris très tôt grâce a mes 3 enfants)je suis revenue vivre dans la petite ville où j'étais au lycée, alors, mes souvenirs , je les ai sous les yeux chaque jours,et j'ai retrouvé aussi plein de mes anciens et anciennes condisciples de ce temps là, et, quand on se fait une petite bouffe c'est pas triste croyez moi!
Alors ,pour revenir a la st Médard, il n'y a pas d'autre alternative que d'écouter les frères jacques ,les plus anciens connaissent , les plus jeunes découvriront.